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1789: Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Une rectification est à apporter à ce titre pompeux donné à un texte qui se déclare universel. On devrait normalement dire Déclaration occidentale des Droits de l'Homme car c'est bien de cette manière que la classe politique européenne l'a comprise depuis des siècles maintenant. Ce texte sensé placer tous les Hommes sur un même pied d'égalité a été piétiné, bafoué, instrumentalisé aussi bien lors de la traite des noirs, lors du colonialisme, de la ségrégation que de l'apartheid. Et même actuellement, alors que la mixité raciale a pénétré tous les peuples et plus particulièrement ceux d'Occident, ce texte continue d'être bafoué. Les Etats-Unis d'Amérique viennent de démontrer qu'ils avaient tourné le dos au bafouement des Déclarations des Droits de l'Homme par l'élection d'un homme issu d'un milieu racial qui n'est pas le dominant à leur tête. Qu'importe la race pourrais-je dire car toute rupture est un véritable changement et une révolution d'une manière ou d'une autre! L'élection de John Kennedy était déjà une révolution car c'était un catholique qui pour la première fois arrivait au pouvoir et non un WASP (White Anglo-Saxon Protestant). Chaque fois qu'on arrive à sortir d'un groupe social ou racial qui s'accapare du pouvoir et essaye de le perpétuer indéfiniment dans ce même groupe, c'est toujours une victoire.
Cette élection est également une bonne leçon aux Européens en général et plus particulièrement à ces bavards inactifs de politiques français qui ne savent que gloser sur les droits de l'Homme sans les mettre en pratique. Il ne faudrait pas seulement se demander à quand un noir ou un arabe à l'Elysée ou au 16 Rue de la Loi mais aussi à quand un noir ou un arabe à la tête de nos syndicats, de nos entreprises, de nos universités, de nos clubs de foot, bref dans tous les secteurs de la société. Aux Etats-Unis, on retrouve tout cela, l'élection de Barack Obama n'étant que le point de chute d'un processus qui a mené les minorités moins favorisées par l'histoire vers les hautes sphères de la société américaine. C'est pourquoi on peut affirmer que oui, l'Europe paraît plus vieille aujourd'hui.
Si l'Europe paraît plus vieille, l'Afrique paraît plus naïve et plus hypocrite. En effet, gravons-nous dans la tête que Barack OBAMA n'est pas Jesus de Nazareth. C'est d'abord un américain qui pensera d'abord aux Etas-Unis, qui ne résoudra pas définitivement nos bêtises de guerres à notre place, ni notre corruption, notre mauvaise gestion... et tous les maux interminables auxquels l'Afrique fait face. L'espoir et les attentes sont trop immenses et un seul homme ne pourra y faire face. L'élection de ce noir d'origine kenyanne se limitera au symbole. Il ne fera rien d'extraordinaire plus que ses prédecesseurs, BUSH ayant été plutôt bon pour l'Afrique il faut le rappeler. A la limite, il sera plus utile à l'Afrique en tant qu'ex président quand il finira grâce à l'expérience et à l'influence qu'il aura accumulée. Voilà pour le côté naïf.
Côté hypocrite, les Africains en liesse ne se demandent jamais si OBAMA dans certains pays aurait pu être élu en Afrique. Il n'aurait même pas pu être candidat! La raison est toute simple. Des Constitutions racistes, ethnocentristes et discriminatoires ont été élaborées par une nomenclatura dictatoriale qui veut à tout prix conserver le pouvoir. Tel est le cas en Côte d'Ivoire, au Congo eu encore au Togo où il faut être de père et de mère du même pays avant de pouvoir être candidat à l'élection présidentielle. Une personne au sang mêlé est d'office discriminé dès la naissance en ce qui concerne le droit d'accès à la magistrature suprême! Alors l'élection d'OBAMA est aussi une leçon aux Africains qui doivent remettre en cause ces textes discriminatoires. Ne pas le faire serait tout simplement hpocrite.
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