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 Depuis plus d'une année maintenant, c'est avec des yeux amusés et parfois pleins de surprise que beaucoup d'africains regardent en direction du monde politique belge. Cela se réflète à travers les différents médias surtout francophones du continent. En outre le relais télévisuel que constitue TV5 permet à beaucoup d'entre eux de s'intéresser et surtout de s'interroger sur la crise qui secoue l'une des anciennes puissances coloniales.
En Septembre dernier, au plus fort de la crise politique qui a suivi les élections, mon voyage en Afrique et plus particulièrement au Togo et au Bénin m'a permis de me rendre compte de cet état de faits. Les commentaires y étaient acerbes et parfois sarcastiques. Beaucoup en effet ne comprenaient pas que l'une des puissances coloniales se retrouve dans cette impasse. Le lien entre ces commentaires assez durs et la colonisation est vite fait. En effet beaucoup expliquent que la colonisation à laquelle a activement participé la Belgique a été menée selon les européens pour apprendre aux "civilisations barbares à s'auto-administrer. Il est donc pour eux incompréhensible qu'une nation soit disant politiquement et démocratiquement forte se retrouve dans une telle situation. L'humour ne manque pas non plus d'accompagner ces commentaires. Comme me l'a dit récemment au téléphone un journaliste togolais:"En cas de troubles violents, si les Belges ont besoin de fuir, le Togo est prêt à leur accorder l'asile. Chez nous, on accueille tout le monde."
Par ailleurs, cette crise peut avoir des implications dans un pays d'Afrique qu'est la République démocratique du Congo. En effet, on sait que les relations entre le gouvernement Leterme démissionnaire et le président Kabila étaient tendues suite aux déclarations du ministre des affaires étrangères Karel De Gucht sur la gestion du pays. Un changement de premier ministre et l'arrivée au 16 rue de la Loi d'un Didier Reynders changerait la donne. On le sait, les libéraux francophones sont plus enclin à utiliser un langage diplomatique en sourdine qui contenterait le premier des congolais. On connaît aussi notamment les succès de l'ancien chef du Mouvement Réformateur(parti libéral francophone) Louis Michel ainsi que ses relations "plus que cordiales" avec les dirigeants congolais . Bref, un changement de premier ministre pourrait être synonyme de détente et de normalisation des relations entre les deux pays.
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